P1150330
Coordonnateur des cadres du Grand Parti (GP), Papa Médoune Sow prévient que la formation de Malick Gakou fera face pour combattre tout tripatouillage de la Constitution et du Code électoral. Il parle aussi du PASS.

Quelle est votre position sur le projet de loi portant parrainage ?
Le Grand Parti s’oppose et combattra toute forme de tripatouillage de la Constitution et du Code électoral qui visera à maintenir au pouvoir un candidat, en l’occurrence Macky Sall. Comment peut-on expliquer, qu’à la veille de chaque élection, le référendum en 2016 et les Législatives en 2017 notamment, le Président en place change les règles du jeu ?
Le peuple sénégalais et tous les autres peuples africains ont combattu, au prix du sang de leurs enfants, toutes ces dictatures rampantes ou établies. Le peuple combattra ce projet de loi scélérat, anticonstitutionnel, qui vise à massacrer, à museler toutes tentatives de pérennisation des acquis démocratiques de notre pays. Il faut un sursaut patriotique. Le Grand Parti fera face. Et avec lui, l’opposition, ainsi que tous les citoyens épris de justice et de démocratie feront face.

Est-ce que le Grand Parti va rejoindre les autres fronts de l’opposition qui se sont formés ?
Une bataille se mène sur plusieurs fronts pour plus d’efficacité. Le Grand Parti est déjà dans la grande coalition Mankoo Taxawu Senegaal, dont le président Malick Gakou est le Coordonnateur. Il est en contact avec tous les leaders de l’opposition et nous partageons ce combat avec toutes les forces vives de la Nation. Ce qui demeure important, c’est de lutter tous ensemble, où que l’on puisse être, pour arrêter ce régime qui bafoue nos acquis démocratiques. Le Grand Parti sera au premier rang du combat contre les dérives monarchiques que le Président Macky veut imposer au Sénégal. La dictature ne passera pas.

Comment allez-vous combattre cette loi ?
Dès ce lundi 16 avril, à la mairie de Mermoz, avec nos amis de «Initiative 2017», nous allons nous mobiliser, d’une part, pour la libération de nos frères Khalifa Ababacar Sall et Barthélémy Dias, mais aussi pour entamer la grande marche vers le redressement de notre pays, le renforcement de sa démocratie et la perpétuation des libertés fondamentales garanties par notre Constitution. Et d’autre part, pour lutter contre cette loi scélérate. Et le combat pour le Sénégal se poursuivra aussi le 19 avril 2018.

Vous avez présenté le PASS, un programme alternatif au PSE. Quelles en sont les grandes lignes ?
Le projet de société PASS, Programme Alternatif Suxxali Senegaal, que nous proposons au peuple sénégalais, affirme la priorité au respect des droits fondamentaux du citoyen : droit à une vie conforme, à la dignité humaine, au travail, à une sécurité sociale, à la santé, au logement, à la sécurité, à l’épanouissement culturel et social, à l’enseignement et à un environnement sain. Notre vision pour le Sénégal de demain et les politiques que nous entendons promouvoir, permettront à notre pays d’engranger des progrès substantiels en matière de développement humain. Cela inclut l’éducation, la santé et le niveau des revenus. Nous sommes un parti d’obédience sociale et libérale.

Pensez-vous que votre leader, Malick Gakou, arrivera à battre Macky en 2019 avec ce programme ?
Le PASS est un Programme solide et chiffré, consigné sur la base des expériences des nombreux Cadres du parti confrontées avec la réalité du terrain des bases politiques et des populations sénégalaises lors de nos tournées faites dans les 45 départements depuis octobre 2015, donc 2 ans. Notre parti est le premier à donner une alternative au PSE. Il est implanté dans tout le Sénégal. Nous avons confiance en notre leader. Le 11 avril dernier, il a proposé de nouer avec le peuple sénégalais un pacte de confiance et de développement qui sera bâti autour d’engagements forts pour des ruptures qui amèneront les transformations tant souhaitées, pour ouvrir la perspective d’un avenir plus prometteur à notre jeunesse, à la femme et aux familles, à l’entreprise, aux paysans, aux artisans, aux personnes âgées et aux personnes avec une déficience, aux transporteurs et aux chauffeurs, aux travailleurs des secteurs publics et privés (enseignants, personnel de la santé, forces de défense et de sécurité…) ; au secteur informel et à la Diaspora ; et à notre gouvernance politique et juridique.

Comment comptez-vous aller à la Présidentielle de 2019 ?
Le président Malick Gakou travaille à la mise en place d’une grande coalition et nous allons partager avec nos partenaires le PASS pour l’amender et aller à la conquête du pouvoir. Nous serons ouverts à toute alliance qui ira dans le sens de servir le peuple sénégalais, mais non de servir les intérêts des politiques dans le sens péjoratif du terme.

Vox Populi